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http://www.eauvergnat.fr/le-lac-bleu-de-champclause

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le lac bleu est situé aux balayes près de champclause. Il doit son nom et sa couleur aux lauzes qui recouvrent son fond. on le voit soit bleu soit vert cela dépend des personnes. Les lauzes sont des pierres volcaniques utilisées jadis  pour recouvrir les toits des maisons. on en  voit encore quelques uns à l'heure actuelle. Il c'est formé dans une ancienne lauzière (carrière ou l'on extrayait la lauze)

C'est un lac situé dans un ecrin de verdure de toute beauté, interdit à la baignade et au pic nique. Les chiens sont tenus en laisse

A côté on peut visiter le parc de la lauzière qui est magnifique et a demandé  beaucoup d'heure de travail pour reconstruire à l'identique et en miniatures villages de la haute loire. C'est payant mais la visite est  très bien.

http://www.eauvergnat.fr/le-lac-bleu-de-champclause

voici  trouvé sur google des explications concernant la lauze

un poste de Muriel

Je ne suis pas spécialiste de la lauze, aussi j'ai cherché sur internet et ai trouvé un reportage réalisé par une équipe de télévision et documenté par deux spécialistes qui sont : Jean-Noël Borget, géologue et Jean-Marc Pelissier, tailleur de lauzes du Pertuis, et je les remercie tous pour l'aide qu'ils m'ont apportée, sans le savoir, pour vous faire partager ma toute nouvelle science sur la lauze. Le reportage fut diffusé fin 1998, dans la série "Les enquêtes du moutard". Peut-être vous en rappelez- vous ?

La lauze est une pierre plate ; "La lauze" est un nom qui vient du sud de la France. Son vrai nom est la phonolythe et elle le doit surtout au son qu'elle émet lorsqu'on tape dessus : c'est une véritable cloche naturelle. Cette pierre vient des volcans du Massif Central, et en particulier certains volcans de Haute-Loire qui sont un peu particuliers : ce sont des volcans sans cratère. Quand la lave en est sortie, elle était visqueuse, pâteuse comme du dentifrice ; à cause de cet aspect, elle est restée sur place et elle a construit des ballons, des dômes de lave. A l'intérieur de ces ballons, la lave visqueuse s'est refroidie et a donné naissance à ces feuilles de roche telles qu'on peut les trouver aujourd'hui, bien plates et plus ou moins épaisses. Cette pierre a été utile sans doute depuis des siècles, au moins depuis le 16e siècle, pour couvrir les toits de la région, surtout dans le Velay oriental. A l'époque, on ne pouvait pas aller chercher de la tuile, car c'était trop loin, trop coûteux ! Il était plus simple de prendre la pierre sur place directement dans les montagnes. C'est pour cette raison que l'on trouve ce type de toits en pierre, surtout près du Massif Central. Mais pour trouver la pierre et en faire la lauze dont on couvre les toits, il faut un professionnel : un tailleur de lauzes! Monsieur Pelissier serait l'un des derniers à fabriquer ces toits à l'ancienne. Il faut d'abord savoir trier sa pierre dans la carrière, il faut savoir la miner pour ne pas gaspiller le bloc choisi.

Mais ça, c'est la pierre brute, sortant du sol, et avant de la mettre sur les toits, il faut la travailler, la transformer en lauzes ! Il ne faut pas aller trop vite. Il faut que la force qui s'exerce de chaque côté ne soit pas brusquée. Il faut laisser agir la pierre toute seule : le "fend" est parti, la pierre s'ouvre tout doucement, elle lâche aussi bien d'un côté que de l'autre. Et là, des fois, on sent qu'il y a un petit endroit où il y a une résistance : il faut aller vers cet endroit et essayer d'aider un peu la pierre avec le burin ou la masse, la "tranche" pour que ça aille mieux. Dès que le fil s'amorce, on dit que la pierre chante. C'est à dire qu'au fur et à mesure des coups de masse et des coups de tranche, le son change. Ce qu'il faut, c'est arriver à avoir des feuilles de pierre très fines, de quelques millimètres d'épaisseur. Pour ça, à chaque fois le tailleur partage sa pierre en deux, et encore en deux, et encore en deux, jusqu'à la bonne épaisseur. Il faut plusieurs semaines pour faire assez de pierres pour couvrir le toit d'une seule maison.

Ensuite, la pose sur le toit n'est pas de la rigolade. Le problème, c'est que chaque pierre, chaque lauze est différente. alors il ne suffit pas de les mettre simplement les unes à côté des autres. il faut les choisir selon leur forme, leur taille, pour qu'elles aillent bien ensemble ; ça, c'est le travail des lauzeurs, ceux qui posent les lauzes, les couvreurs. Ils doivent reprendre les pierres une par une, pour les retailler, enlever les bosses, arrondir les bords. Sur le toit , on a fabriqué une sorte de plancher pour y poser les pierres. Mais pour qu'elles y tiennent, et comme nous sommes dans une région froide où il tombe beaucoup de neige en hiver, il faut faire deux choses : d'abord les lauzerons vont mettre un mélange de terre et d'eau entre les lauzes et le plancher : ça s'appelle "le mortier" qui, en séchant, va faire comme une colle ; ensuite, pour être plus sûr, on va clouer les lauzes au plancher ; comme ça on est tranquille, elle ne glisseront pas sous le poids de la neige. Et voilà. Une par une les lauzes recouvrent le toit. C'est joli ! Mais ce n’est pas fait seulement pour être joli. Cette pierre a une qualité principale qui est sa résistance. C'est un matériau qui est appelé à durer. Le proverbe disait que quand on posait la lauze, c'était en général pour une durée de 100 ans. Par contre, la contrainte c'était de faire des charpentes robustes pour supporter un toit très lourd."

 

 

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